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2011-03-30

Concours Photo SNHF

PARTICIPEZ A L'EDITION 2011 !

Le concours photo de la SNHF est animé par la section Plantes Vivaces.
Il a pour objectif de promouvoir la connaissance et l'utilisation des végétaux par les jardiniers amateurs, leur permettant ainsi de valoriser leur savoir-faire à travers leurs passions : le jardinage et la photographie. Gratuit, il est ouvert à tous les jardiniers amateurs, y compris les personnels des entreprises horticoles et de pépinières, du paysage, des collectivités publiques et privées, résidents en France métropolitaine.




La 3ème édition du concours photo 2011 comporte 2 catégories :

- 1ère catégorie : « Photographier un massif d’arbustes et/ou de plantes vivaces »
- 2ème catégorie : « Photographier le portrait d’un arbuste ou d’une plante vivace »

Pour y participer, la SNHF met à la disposition des candidats, outre le règlement, un bulletin de participation à joindre à l’envoi des photos.
Le lauréat du 1er prix de chacune des catégories recevra un chèque de 250 €. La remise des prix aura lieu en janvier 2012 et donnera lieu à une réception officielle au siège de la SNHF à Paris. La date limite du dépôt ou des envois des photos est fixée au 15 octobre 2011 à minuit.


Concours Photo SNHF

Belles trouvailles!!

Cinq nouvelles espèces et trois autres extrêmement rares ont été trouvées en 2010 dans le Parc national des Écrins. C'est à l'occasion de travaux sur l'évolution de la végétation qu'elles ont été repérées.

L'approche de la biodiversité ne peut plus être uniquement envisagée comme une "quantité" d'espèce présente sur un territoire donné.
Si le nombre d'espèces est un indicateur commode et facilement communicable au grand public, il ne rend que partiellement compte de la complexité et des dynamiques du vivant.
De nombreux travaux scientifiques montrent de plus en plus l'importance à donner aux fonctionnalités écologiques (qu'est-ce qui fait qu'un milieu naturel persiste ou disparaît ; comment une espèce se nourrit-elle, se reproduit-elle et quelles en sont les conséquences pour les autres espèces) et au processus d'évolution (comment les espèces sont arrivées là, comment se sont-elles adaptées ou transformées dans les milieux qu'elles occupent).
C'est à ces activités scientifiques que le Parc national des Ecrins se consacrent de plus en plus, avec la mise en place de protocoles élaborés en partenariat avec la recherche.
Il n'en demeure pas moins que la connaissance du territoire et des espèces qui le constituent sont une base essentielle à tout travail scientifique sérieux.
Dans le cadre d'une étude sur les évolutions de la végétation au regard des évolutions des pratiques agropastorales ou de sylviculture (programme SOPHIE), environ 1700 espèces végétales ont été notées, avec les caractéristiques des milieux dans lesquels elles vivent.
En 2010, ce travail a permis la découverte de 5 espèces nouvelles pour le Parc et 3 extrêmement rares :
2011-02-ranunculus-auricomus- Côté Valbonnais, la fougère Blechnum en épi (Blechnum spicant) a été découverte pour le territoire du parc le 17 août. C'est dans le bois du Fer à Cheval, au-dessus du Pay (commune de Lavaldens) que Pierre Salomez et Bernard dit "Barbu" Nicollet l'ont repérée. Cette espèce, commune en Savoie, se raréfie vers le sud, au point d'être protégée en PACA.
Vers Lavaldens également, une nouvelle station de la Renoncule tête-d'or (Ranunculus auricomus) a été notée par Bernard dit « Barbu » Nicollet et Christophe Albert. C'est la seconde pour le Parc, la première étant connue non loin du col du Lautaret.
Toujours dans ce secteur, la discrète Fétuque lisse (Festuca laevigata subsp. crassifolia) a été trouvée dans une pelouse alpine au-dessus du Périer (Cédric Dentant, Bernard « Barbu » Nicollet et Christophe Albert).
2011-02-coronilla-vaginalis
- Côté Champsaur, c'est la Coronille à stipules engainantes (Coronilla vaginalis) qui a été découverte par Cédric Dentant vers la chapelle St James, à Prapic (commune d'Orcières). Cette petite plante, qui aime les stations chaudes sur calcaire, est présente dans le Dévoluy et les Cerces, mais n'était pas connue dans les Ecrins.
2011-02-euclydium-tenuissimum
- Côté Vallouise, dans le Vallon des Bans, vers Entre-les-Aygues, la Grande Orobanche (Orobanche major) a été trouvée sur la plante qu'elle parasite : la Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa). C'est la première observation dans les Ecrins (Pierre Salomez et Marie-Geneviève Nicolas), bien qu'il existe quelques données anciennes autour (Queyras, Briançonnais, Céüse).
- Enfin, côté Embrunais, une seconde station d'Herbe des Cosaques (Euclydium tenuissimum), a été découverte non loin de la première localitée pour la France de cette espèce, en bord de voie ferrée (Julien Ugo et Laurent Michel).
Plus en altitude, au Lac du Laus, une première station pour le secteur du Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum) a été trouvée en septembre (Mireille Coulon).
Ainsi, même si les découvertes au sein du Parc sont de plus en plus rares pour des groupes naturels bien connus, toutes ces découvertes sont la preuve que la modestie est de rigueur face à la diversité du vivant.

© http://www.ecrins-parcnational.fr/index.php