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2011-04-04

les jardins suspendus de New York


La ville de New York s’apprête à ouvrir en juin une première section de sa Highline, une ancienne voie de métro aérien réaménagé en jardin public.
Ce tronçon, construit entre 1929 et 1934 fait en tout plus de deux kilomètres de long et traverse 22 patés de maison. En 1990, il avait été abandonné à la végétation sauvage et semblait voué à la destruction, avant d’être sauvé en 2002 grâce à l’initiative des petits commerces et des habitants de cette zone.
Le projet, qui s’inspire de la “Promenade Plantée” de Paris, proposera très bientôt aux New Yorkais et aux touristes une promenade inédite, serpentant entre les rues de Manhattan à dix mètres du sol.
En plus d’offrir un point de vue inédit sur la métropole américaine, “The Highline” accueillera sur toute sa superficie un jardin botanique. Designé et développé par Piet Oudolf, un paysagiste néerlandais, il promet d’être un oasis de calme qui ne restera pas secret très longtemps.
CREDITS PHOTOS:
© Friends of the Highline / www.thehighline.org






2011-03-30

éTorme!!

Torme
Tour-Dome pour petite métropôle
Rennes/2011
Paul-Eric Schirr-Bonnans architecte
Evolo 2011 Skyscraper Competition
Concours international ouvert, 2ieme prix






©http://www.paulericschirrbonnans.com/index.php?/urbanisme/torme/

2011-01-29

Le patrimoine industriel : nouvelles politiques urbaines et sens de la reconversion

Cet appel à communication pour le colloque « Le patrimoine industriel : nouvelles politiques urbaines et sens de la reconversion » qui se tiendra à Belfort du 21 au 24 septembre 2011 a vocation interdisciplinaire. La rencontre accueillera volontiers la participation d’aménageurs, d’urbanistes, de promoteurs, d’architectes, de collectivités, d’historiens, de géographes, de sociologues, etc. Au-delà de l’étude de cas singuliers, l’objectif est de décloisonner le champ dans l’optique d’une approche pragmatique, proche des préoccupations sociétales contemporaines. Les problématiques traiteront à la fois de la place accordée au traitement du patrimoine industriel dans le développement des projets urbanistiques, mais aussi de la question essentielle du sens véhiculé par ces reconversions.



Les problématiques que le colloque espère aborder peuvent se répartir entre les quatre rubriques suivantes :


1. Patrimoine industriel et politiques urbaines

L’ambition de cette première partie vise à mesurer la place accordée au traitement de ce qu’il est devenu usuel d’appeler « friches » industrielles dans le développement de projets urbanistiques de nombreuses métropoles françaises et étrangères. Affirmer leur identité en soulignant leurs propres spécificités, qu’elles soient historiques, industrielles, géographiques ou culturelles, est un des axes fort développé par les villes dans le cadre de leur renouvellement urbain : le patrimoine industriel peut y jouer un rôle essentiel, voire moteur. A travers des exemples de métropoles qui inventent ainsi de nouvelles formes d’urbanité, l’objectif est de dégager des tendances et des modèles d’organisation. Quel cheminement permet de passer de la réception d’un héritage, en l’occurrence industriel, à la construction d’un projet (site en mutation ; analyse historique ; consultation ; aménagement…), pour aboutir à l’invention d’espaces contribuant à l’émergence d’une nouvelle cohésion urbaine et sociale ?

2. Le patrimoine industriel dans l’éco-restructuration urbaine : contrainte ou atout ?

Dans la logique du développement durable, le Conseil européen des Urbanistes plaide contre l’extension et la multiplication non raisonnée des quartiers. L’effort doit porter sur la cohérence de la composition urbaine, passant par une meilleure articulation des espaces ainsi que par la requalification des formes urbaines dégradées, comme peuvent l’incarner les sites industriels en déshérence. Dans cette logique d’aménagement territorial durable et pour répondre aux préoccupations sous-tendues par ce nouveau paradigme, les édifices industriels désaffectés peuvent-ils être un levier pour les aménageurs, comme pour les architectes ? La reconversion patrimoniale n’est-elle pas un moyen de maintenir ce lien entre le passé, le présent et le futur préconisé par la nouvelle Charte d’Athènes (2003) dont la visée principale est d’établir un nouveau modèle de développement, durable, des villes européennes ? A partir d’exemples précis, il s’agit de questionner ces pratiques.

3. Regards critiques sur trente ans de reconversion

Logements sociaux, ateliers-logements, lofts, salles de spectacle, bibliothèques et médiathèques, dépôts d’archives, studios de tournage, lieux d’enseignement, galeries d’art, musées, « fabriques culturelles », pépinières d’entreprises, bureaux, magasins d’usine, commerces, cafés et restaurants… Depuis une trentaine d’années, les fonctions contemporaines qu’on a réussi à insérer dans des bâtiments conçus pour la production industrielle, mais délaissés par celle-ci, sont d’une immense diversité. Une analyse historique semble s’imposer. Quels secteurs du patrimoine industriel sont privilégiés par l’acte de reconversion, et quels secteurs y échappent ? Quels programmes paraissent les mieux appropriés pour pérenniser les qualités spatiales propres à ces lieux et pour porter des valeurs de témoignage ? Quel traitement réserve-t-on au patrimoine technique demeuré in situ ? Comment ont évolué les pratiques – et les acteurs – de la reconversion depuis une génération et comment « vieillissent » les opérations pionnières ? Chaque opération est-elle particulière ou des typologies peuvent-elles être discernées en amont, dans les bâtiments et sites conservés, et en aval, dans les programmes retenus ? Quelles sont les économies de la reconversion ? Quelle réception ces opérations ont-elles rencontrée ?

4. Le sens des lieux dans les pratiques de reconversion

La reconversion des sites industriels délaissés de la production est moins – pour les « amis » du patrimoine industriel – un but en soi que le passage obligé pour leur sauvegarde. Mais que penser des maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre qui donnent une nouvelle vie à des lieux sans que leur histoire technique, économique ou encore sociale ait été suffisamment appréciée ? Le « génie » des lieux, leur « esprit », leur « caractère » semblent incorrectement interprétés quand ils ne sont pas perdus. Il s’agit donc ici d’interroger cette notion de sens, sûrement plurielle et non univoque. Quels sens des lieux, ressentis par qui et destinés à quels groupes ou catégories sociales ? Comment prendre en compte ces sens dans les pratiques de la reconversion et quelles formes d’interprétation et de restitution imaginer ?

http://calenda.revues.org/nouvelle17789.html

Agriculture biologique et paysage

Cet article tente de mettre en perspective un triptyque peu questionné : proximité, agriculture biologique et paysage. Nous envisageons de découper cette analyse en trois phases qui reprennent les grandes épistémès qui ont façonné la géographie : étude classique, nouvelle géographie et géographie de la territorialité. La démarche de transposition est l'axe majeur de cette contribution à une géographie foucaldienne se basant sur les travaux du géographe Raffestin. L'articulation de cet article se base sur des réflexions épistémologiques tout en s'appuyant sur l'exemple de l'agriculture biologique francilienne (en comparaison avec le modèle conventionnel). L'agriculture biologique, étant une activité périurbaine marginale en Ile-de-France, commence seulement à construire du paysage qui s'intercale entre les paysages de l'agriculture productiviste.



Cette proposition se base sur une analyse de géographie sociale inspirée par les travaux du philosophe Michel Foucault et du géographe suisse Claude Raffestin. L'enjeu de cet article est de comprendre le façonnage des paysages par une activité agricole en développement : l'agriculture biologique (AB). Le cadre spatial se limite à la région parisienne, espace marqué par des paysages urbains en compétition avec les paysages ruraux et périurbains. Pour comprendre la mise en place de la territorialité paysagère dans un contexte d'émergence et de nouveauté, il est utile de lire les paysages par le biais de la proximité, voire même de la proxémie. Le panoptique de Jeremy Bentham repris par Foucault s'avère être un élément pertinent pour comprendre les paysages de l'agriculture biologique. En effet, cette sorte d'agriculture est très localisée et souvent enclavée dans des espaces de production conventionnelle, ce qui limite les périmètres paysagers de cette agriculture...


suite de l'article : http://www.projetsdepaysage.fr/fr/agriculture_biologique_proximite_et_paysage



Auteur : Nicolas Boivin
Postdoctorat en géographie, Inra UMR SAD-APT.