Après constatation, un tiers soit 113 des villes chinoises ne remplissent pas les critères de la qualité de l'air recommandé en raison du boom de l'industrie automobile.
2011-01-30
2011-01-29
Le patrimoine industriel : nouvelles politiques urbaines et sens de la reconversion
Cet appel à communication pour le colloque « Le patrimoine industriel : nouvelles politiques urbaines et sens de la reconversion » qui se tiendra à Belfort du 21 au 24 septembre 2011 a vocation interdisciplinaire. La rencontre accueillera volontiers la participation d’aménageurs, d’urbanistes, de promoteurs, d’architectes, de collectivités, d’historiens, de géographes, de sociologues, etc. Au-delà de l’étude de cas singuliers, l’objectif est de décloisonner le champ dans l’optique d’une approche pragmatique, proche des préoccupations sociétales contemporaines. Les problématiques traiteront à la fois de la place accordée au traitement du patrimoine industriel dans le développement des projets urbanistiques, mais aussi de la question essentielle du sens véhiculé par ces reconversions.
Les problématiques que le colloque espère aborder peuvent se répartir entre les quatre rubriques suivantes :
http://calenda.revues.org/nouvelle17789.html
Les problématiques que le colloque espère aborder peuvent se répartir entre les quatre rubriques suivantes :
1. Patrimoine industriel et politiques urbaines
L’ambition de cette première partie vise à mesurer la place accordée au traitement de ce qu’il est devenu usuel d’appeler « friches » industrielles dans le développement de projets urbanistiques de nombreuses métropoles françaises et étrangères. Affirmer leur identité en soulignant leurs propres spécificités, qu’elles soient historiques, industrielles, géographiques ou culturelles, est un des axes fort développé par les villes dans le cadre de leur renouvellement urbain : le patrimoine industriel peut y jouer un rôle essentiel, voire moteur. A travers des exemples de métropoles qui inventent ainsi de nouvelles formes d’urbanité, l’objectif est de dégager des tendances et des modèles d’organisation. Quel cheminement permet de passer de la réception d’un héritage, en l’occurrence industriel, à la construction d’un projet (site en mutation ; analyse historique ; consultation ; aménagement…), pour aboutir à l’invention d’espaces contribuant à l’émergence d’une nouvelle cohésion urbaine et sociale ?2. Le patrimoine industriel dans l’éco-restructuration urbaine : contrainte ou atout ?
Dans la logique du développement durable, le Conseil européen des Urbanistes plaide contre l’extension et la multiplication non raisonnée des quartiers. L’effort doit porter sur la cohérence de la composition urbaine, passant par une meilleure articulation des espaces ainsi que par la requalification des formes urbaines dégradées, comme peuvent l’incarner les sites industriels en déshérence. Dans cette logique d’aménagement territorial durable et pour répondre aux préoccupations sous-tendues par ce nouveau paradigme, les édifices industriels désaffectés peuvent-ils être un levier pour les aménageurs, comme pour les architectes ? La reconversion patrimoniale n’est-elle pas un moyen de maintenir ce lien entre le passé, le présent et le futur préconisé par la nouvelle Charte d’Athènes (2003) dont la visée principale est d’établir un nouveau modèle de développement, durable, des villes européennes ? A partir d’exemples précis, il s’agit de questionner ces pratiques.3. Regards critiques sur trente ans de reconversion
Logements sociaux, ateliers-logements, lofts, salles de spectacle, bibliothèques et médiathèques, dépôts d’archives, studios de tournage, lieux d’enseignement, galeries d’art, musées, « fabriques culturelles », pépinières d’entreprises, bureaux, magasins d’usine, commerces, cafés et restaurants… Depuis une trentaine d’années, les fonctions contemporaines qu’on a réussi à insérer dans des bâtiments conçus pour la production industrielle, mais délaissés par celle-ci, sont d’une immense diversité. Une analyse historique semble s’imposer. Quels secteurs du patrimoine industriel sont privilégiés par l’acte de reconversion, et quels secteurs y échappent ? Quels programmes paraissent les mieux appropriés pour pérenniser les qualités spatiales propres à ces lieux et pour porter des valeurs de témoignage ? Quel traitement réserve-t-on au patrimoine technique demeuré in situ ? Comment ont évolué les pratiques – et les acteurs – de la reconversion depuis une génération et comment « vieillissent » les opérations pionnières ? Chaque opération est-elle particulière ou des typologies peuvent-elles être discernées en amont, dans les bâtiments et sites conservés, et en aval, dans les programmes retenus ? Quelles sont les économies de la reconversion ? Quelle réception ces opérations ont-elles rencontrée ?4. Le sens des lieux dans les pratiques de reconversion
La reconversion des sites industriels délaissés de la production est moins – pour les « amis » du patrimoine industriel – un but en soi que le passage obligé pour leur sauvegarde. Mais que penser des maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre qui donnent une nouvelle vie à des lieux sans que leur histoire technique, économique ou encore sociale ait été suffisamment appréciée ? Le « génie » des lieux, leur « esprit », leur « caractère » semblent incorrectement interprétés quand ils ne sont pas perdus. Il s’agit donc ici d’interroger cette notion de sens, sûrement plurielle et non univoque. Quels sens des lieux, ressentis par qui et destinés à quels groupes ou catégories sociales ? Comment prendre en compte ces sens dans les pratiques de la reconversion et quelles formes d’interprétation et de restitution imaginer ?http://calenda.revues.org/nouvelle17789.html
Agriculture biologique et paysage
Cet article tente de mettre en perspective un triptyque peu questionné : proximité, agriculture biologique et paysage. Nous envisageons de découper cette analyse en trois phases qui reprennent les grandes épistémès qui ont façonné la géographie : étude classique, nouvelle géographie et géographie de la territorialité. La démarche de transposition est l'axe majeur de cette contribution à une géographie foucaldienne se basant sur les travaux du géographe Raffestin. L'articulation de cet article se base sur des réflexions épistémologiques tout en s'appuyant sur l'exemple de l'agriculture biologique francilienne (en comparaison avec le modèle conventionnel). L'agriculture biologique, étant une activité périurbaine marginale en Ile-de-France, commence seulement à construire du paysage qui s'intercale entre les paysages de l'agriculture productiviste.
Cette proposition se base sur une analyse de géographie sociale inspirée par les travaux du philosophe Michel Foucault et du géographe suisse Claude Raffestin. L'enjeu de cet article est de comprendre le façonnage des paysages par une activité agricole en développement : l'agriculture biologique (AB). Le cadre spatial se limite à la région parisienne, espace marqué par des paysages urbains en compétition avec les paysages ruraux et périurbains. Pour comprendre la mise en place de la territorialité paysagère dans un contexte d'émergence et de nouveauté, il est utile de lire les paysages par le biais de la proximité, voire même de la proxémie. Le panoptique de Jeremy Bentham repris par Foucault s'avère être un élément pertinent pour comprendre les paysages de l'agriculture biologique. En effet, cette sorte d'agriculture est très localisée et souvent enclavée dans des espaces de production conventionnelle, ce qui limite les périmètres paysagers de cette agriculture...
suite de l'article : http://www.projetsdepaysage.fr/fr/agriculture_biologique_proximite_et_paysage
Auteur : Nicolas Boivin
Postdoctorat en géographie, Inra UMR SAD-APT.
suite de l'article : http://www.projetsdepaysage.fr/fr/agriculture_biologique_proximite_et_paysage
Auteur : Nicolas Boivin
Postdoctorat en géographie, Inra UMR SAD-APT.
Une journée à Gaia, écovillage argentin
Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire.
Article : http://www.bastamag.net/article1370.html
Article : http://www.bastamag.net/article1370.html
A regarder!
Deux affiches de documentaire, dispo sur internet, résumant l'ampleur des dégâts quant au mode d'alimentation et de surconsommation actuelle.
La perte de biodiversité augmente la transmission des maladies vers l'homme
Une nouvelle étude anglo-américaine montre que la perte de biodiversité, notamment chez les mammifères et les bactéries bénéfiques, pourrait porter atteinte à la santé humaine. Présentée dans la revue Nature, la recherche souligne la relation importante entre la conservation et les maladies. La perte d'espèces dans les écosystèmes déclenche une augmentation de pathogènes, les organismes responsables des maladies. Pour réduire les probabilités que d'autres maladies infectieuses se propagent des animaux sauvages aux animaux d'élevage et à l'homme, les auteurs appellent à un meilleur suivi des régions ayant beaucoup d'animaux domestiqués.
Les chercheurs ont découvert que la flore, la faune et les microbes susceptibles de disparaître parallèlement à la perte de biodiversité sont souvent ceux qui servent de tampons pour la transmission de maladies infectieuses. Les espèces restantes renforceront la transmission de maladies infectieuses comme le virus du Nil occidental, la maladie de Lyme et l'Hantavirus.
"Nous connaissons certains cas de déclin de biodiversité où l'incidence des maladies augmente", explique Felicia Keesing, une écologiste du Bard College de New York, aux États-Unis. "Mais nous avons découvert que ce modèle est beaucoup plus général : la perte de biodiversité augmente la transmission de pathogènes pour une variété de systèmes de maladies infectieuses. Ce modèle se vérifie pour certains types de pathogènes, dont les virus, les bactéries et les champignons, et pour de nombreux hôtes, qu'ils soient humains, animaux ou même végétaux", fait-elle remarquer. "Lorsqu'un essai clinique sur un médicament spécifique montre que ce dernier fonctionne, on arrête l'essai pour que le médicament soit mis en vente", explique le professeur Keesing. "De même, l'effet protecteur de la biodiversité est suffisamment clair pour que nous que nous mettions en place des politiques de préservation dès maintenant."
Richard Ostfeld, du Cary Institute of Ecosystem Studies aux États-Unis expliquait que dans le cas de la maladie de Lyme, "les espèces-tampons telles que l'opossum sont menacées lors de la fragmentation des forêts, tandis que la souris à pattes blanches, elle, prospère. Ces souris augmentent le nombre de tique à pattes noires, vecteur et pathogène de la maladie." Néanmoins, il admet que pour le moment, les chercheurs sont incapables d'expliquer la raison pour laquelle les espèces les plus résilientes (celles qui seront encore présentes lorsque la biodiversité disparaîtra), sont celles qui amplifient les pathogènes.
"L'identification des variables impliqués dans l'émergence des maladies infectieuses est compliquée mais essentielle", commente Andrew Dobson de l'université de Princeton, aux États-Unis. "La biodiversité est un important facteur mais c'est également le cas des changements d'utilisation des sols, de la croissance de la population humaine et du comportement", explique-t-il. "Lorsque la diversité biologique est en déclin et que les contacts entre les hommes augmentent, vous obtenez la recette magique pour l'apparition de maladies infectieuses", explique le professeur Dobson.
Il est indispensable de surveiller consciencieusement les régions possédant de nombreuses espèces animales domestiquées ou celles où se trouvent des élevages de poissons pour stopper la transmission de maladies infectieuses des animaux sauvages aux animaux d'élevage et aux hommes, expliquent les chercheurs.
Sam Scheiner de la National Science Foundation (NSF) déclarait : "Le changement planétaire s'accélère, et apporte une série de conséquences involontaires. Cet article démontre les dangers du changement planétaire, indiquant que l'extinction de certaines espèces pourraient augmenter l'incidence des maladies chez les hommes, certains animaux et les plantes."
La biodiversité mondiale connaît un déclin impressionnant depuis les années 1950. Les taux d'extinction sont de 100 à 1000 fois plus rapides que dans le passé. Les experts s'attendent à ce que ces taux augmentent à plus de 1000 fois dans les 50 années à venir. La croissance de la population humaine renforce les contacts avec de nouveaux pathogènes par de nombreuses activités telles que le défrichement au profit de l'agriculture et la chasse des animaux sauvages.
Des chercheurs de la société zoologiques de Londres, au Royaume-Uni, et des institutions américaines telles que la Harvard Medical School, l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill, l'université d'État de l'Oregon, l'université d'État de Pennsylvanie, l'université de Floride, l'université de Cornell, le Wildlife Trust et Virginia Tech, ont participé à l'étude.
2011-01-26
Plantes carnivores
Petit tour d'horizon du carnivorisme végétal, depuis l'impressionnante Nepenthes raja jusqu'à la minuscule Drosera occidentalis, en passant par nos bonnes vieilles pommes de terre !
Horreur gothique et rumeurs de terres lointaines
La fascination pour les plantes carnivores est ancienne. Déjà en 1768, à Londres, la présentation au public du premier spécimen vivant de Dionaea muscipula, qualifié par Linné lui-même de « miraculum naturae », avait fait sensation. Cette petite plante carnivore, originaire du sud-est des États-Unis, doit son nom scientifique à la déesse grecque Dioné, mère d'Aphrodite. Une vision particulière de la féminité, qui restera collée aux plantes carnivores comme l'insecte sur la glue des pièges de Drosera. En témoigne le sobriquet choisi par John Bartram, qui fut le premier à faire parvenir en Grande-Bretagne un spécimen vivant de Dioné : pour lui, D. muscipula esttipitiwitchet, nom trivial désignant le sexe de la femme.
Ce lien entre sexualité féminine et carnivorisme, qui perdure tout au long du 19e siècle, n'est probablement pas étranger au succès des plantes carnivores dans l'Angleterre puritaine de l'époque victorienne. Une célébrité qui atteindra son paroxysme au milieu et à la fin du 19e siècle. Architecture, art pictural, littérature... À cette époque aucun domaine culturel n'est épargné par la déferlante néogothique. Un courant qui semble taillé sur mesure pour ces étranges végétaux.
Alimentée à la fois par des récits fantasques d'écrivains débordant d'imagination et par les travaux rigoureux de naturalistes éminents, la fascination pour les plantes carnivores culmine alors dans la culture populaire. On frémit d'horreur au récit de ces monstres venus de pays lointains, dépeints avec emphase comme des « femmes fatales végétales », et capables, selon certains, de se nourrir non seulement d'insectes et de petits animaux, mais également d'aventuriers imprudents. Ainsi, Carl Liche, soi-disant explorateur allemand qui n'a probablement jamais existé, décrit-il dans un ouvrage daté de 1881 le sacrifice d'une jeune femme offerte par une tribu malgache à un arbre cannibal. En 1887, dans son livre « Sea and Land », J.W. Buel, un écrivain bien réel, relate, avec toutefois quelques doutes, la description qui lui a été faite du Ya-Te-Veo, un autre terrible arbre mangeur d'homme d'Afrique centrale... Mais après tout, pourquoi pas ? Les explorateurs rapportaient alors de leurs expéditions bien d'autres récits fabuleux, dont certains, comme les extraordinaires ruines des civilisations mayas ou les grands singes anthropomorphes, se sont avérés réels. Darwin lui-même est alors fasciné par les plantes carnivores. Il entretient à ce propos une correspondance régulière avec une naturaliste américaine, Mary Treat, qui les étudie dans son jardin. Elle aidera le père de la théorie de l'évolution à mieux comprendre leur mode de vie.
Et si, au cours du 20e siècle, l'engouement pour le carnivorisme végétal s'est quelque peu émoussé, il n'a jamais complètement disparu. De nombreuses oeuvres de fiction populaire mettent en scène des plantes carnivores, depuis le kitchissime film « La Petite Boutique des Horreurs » jusqu'au très gothique « Harry Potter », en passant par le livre « L'Histoire de Pi » ou les jeux Pokémon et Super Mario... Pourtant, malgré leur indéniable place dans notre inconscient collectif, les plantes carnivores demeurent relativement peu connues. Penchons-nous donc (mais pas trop !) sur ces voraces végétaux, qui pourraient bien réserver encore quelques surprises.
La Dioné possède l'un des pièges les plus rapides du monde végétal.
Le Drosera enroule ses feuilles autour de sa victime engluée pour mieux la digérer.
© http://www.jardindesplantes.net/la-biodiversite-vegetale/les-plantes-carnivores
2011-01-25
L'avenir de l'énergie solaire pourrait être une encre
La Terre reçoit plus d'énergie solaire en une heure que la planète entière n'en consomme en un an. Pour l'instant, les piles photovoltaïques en silicium ne produisent qu'environ un millionième de l'électricité employée, laquelle coûte cinq à six fois plus cher que celle provenant des centrales hydroélectriques, nucléaires ou thermiques. D'autres pistes sont prometteuses : il s'agit d'abord des "couches minces", puis du photovoltaïque organique et enfin, une technique qui s'avère révolutionnaire, celle de l'encre solaire.
Suite de l'article écrit par
Michel Tarrier :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2652_encre_solaire.php
Suite de l'article écrit par
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2652_encre_solaire.php
2011-01-23
Géopolitique de l'eau
Les problèmes géopolitiques autour de l’eau ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Si des tensions existent autour du partage des ressources des grands fleuves, ce sont des questions plus politiques qui structurent les espaces de l’eau : concurrence ville-agriculture, pollution des nappes phréatiques et réfugiés climatiques.
Vers une pénurie mondiale ?
© René-Eric Dagorn
http://www.scienceshumaines.com/geopolitique-de-l-eau_fr_24012.html
Traiter et enrichir le jardin avec les plantes : 8 remèdes naturels - décroissance
Ces huit végétaux ont une action répulsive ou préventive contre de nombreux champignons et parasites. Un peu d’eau, quelques feuilles, et le tour est joué. Les purins, macérations et autres infusions s’utilisent plus ou moins dilués. Respectez scrupuleusement les doses, retraitez après une pluie et stoppez tout 2 ou 3 semaines avant de consommer les légumes.
Une solution alternative, la phytoépuration - Terre vivante - l'écologie pratique
Ni vues, ni connues, nos eaux usées polluent trop souvent la nature sans que l’on s’en rende compte. Un grave problème dans les zones rurales qui ne connaissent pas le tout-à-l’égout. A l’heure où la législation durcit le ton et impose un assainissement obligatoire pour toute maison non raccordée d’ici 2012, songez à la solution de l’épuration par les plantes.
Tout est dit!
Voici un site offrant 400 raisons pour comprendre et devenir végétarien :
Il y a 60 ans, un petit nombre de scientifiques déclaraient que le tabac était mauvais pour la santé et la cause de nombreuses maladies. A cette époque les médecins conseillaient la cigarette à leurs patients stressés, et les médias n’avaient aucune idée de ses dangers.
Il y a 20 ans, des scientifiques, chercheurs et instituts de recherches parlaient d’une menace qui pesait sur la Terre révélant que des gaz émis par les activités humaines étaient en train de réchauffer la planète et pourraient avoir de graves conséquences. Quiconque les entendait ne prenait pas vraiment au sérieux l’urgence de la situation...
Aujourd’hui, des scientifiques et organisations internationales déclarent la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète....
Si on arrête de consommer des produits d’origine animale,
- on réduit la destruction des forêts tropicales de 70 %
- on sauve 923 millions de vies qui crient famine
Pourtant des centaines de milliers de gens dans le monde, de scientifiques et d’organisations internationales se battent pour que cette info soit connue rapidement... ...avant qu’il ne soit trop tard.
Nul besoin de se priver : il s'agit seulement de mieux comprendre comment manger de la façon la plus saine, la plus agréable, la plus nourrissante d'une part, et la plus économique, la plus généreuse, la moins polluante d"autre part. [...] La vie dans son ensemble en bénéficierait : vous, le genre humain, les animaux, les forêts, les rivières, le sol, les océans, et l'atmosphère terrestre." John Robbins, auteur américain spécialiste de nutrition et d’environnement.
Il y a 60 ans, un petit nombre de scientifiques déclaraient que le tabac était mauvais pour la santé et la cause de nombreuses maladies. A cette époque les médecins conseillaient la cigarette à leurs patients stressés, et les médias n’avaient aucune idée de ses dangers.
Il y a 20 ans, des scientifiques, chercheurs et instituts de recherches parlaient d’une menace qui pesait sur la Terre révélant que des gaz émis par les activités humaines étaient en train de réchauffer la planète et pourraient avoir de graves conséquences. Quiconque les entendait ne prenait pas vraiment au sérieux l’urgence de la situation...
Aujourd’hui, des scientifiques et organisations internationales déclarent la consommation de viande comme la principale menace à la survie de la planète....
Si on arrête de consommer des produits d’origine animale,
- on réduit la destruction des forêts tropicales de 70 %
- on sauve 923 millions de vies qui crient famine
- on résout une grande partie du réchauffement climatique,
- on évite certaines guerres
- on sauve la planète de la plupart catastrophes naturelles
- on évite certaines guerres
- on sauve la planète de la plupart catastrophes naturelles
- on évite la naissance et la propagation d’épidémies
- on résout les problèmes de pénuries d’eau
- on résout les problèmes de pénuries d’eau
- on met fin à la pollution des nappes phréatiques, des rivières et des océans
- on met fin à l’extinction de milliers d’espèces animales sauvages
- on met fin à l’acidification des océans qui tue le corail et la vie marine...
Etonnant hein ? Jamais entendu parlé ? Une solution miracle ?
Pourtant des centaines de milliers de gens dans le monde, de scientifiques et d’organisations internationales se battent pour que cette info soit connue rapidement... ...avant qu’il ne soit trop tard.
"Je pense que les transformations et les effets purificateurs d'un régime végétarien sur l'homme sont très bénéfiques à l'espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible." Albert Einstein(1879-1955), physicien allemand, Prix Nobel en 1922, père de la Théorie de la Relativité
http://www.vegplanete.com/ ©
...
http://www.animalvisuals.org/data/slaughter/?y=2008
Ce compteur date de 2008...Dur d'imaginer à quel régime l'industrie de la viande tourne actuellement...Aucun ralentissement en vue!!
Ce compteur date de 2008...Dur d'imaginer à quel régime l'industrie de la viande tourne actuellement...Aucun ralentissement en vue!!
Worldometers
Les compteurs ne se sont pas prêt de s'arrêter!!! On peut toujours se rassurer et se dire que c'est factice...
Worldometers
Worldometers
Saviez-vous que ?
- On compte près de 200 000 habitants de plus chaque jour sur la planète
- Nous assistons à 353 015 naissances par jour dans le monde
- Il y a 158 857 décès chaque jour sur Terre
- 28% de la population mondiale est âgée de moins de 15 ans et 7% ont 65 ans et plus
- 64.3 ans est l'espérance de vie actuelle dans le monde
- L'Inde dépassera la Chine comme première nation du monde d'ici 2030
- Et si le monde était un village ?...
- 700 millions de personnes vivent sur les pentes d'un volcan
- 380 millions de personnes vivent dans la zone côtière de moins de 10 mètres d'altitude et devront abandonner leur logement quand le niveau de la mer va monter
- Il y a dans le monde 5 milliards d'abonnés au téléphone cellulaire/mobile, soit environ 72.7% des habitants (9 juillet 2010)
Extrait du blog: "le Culte de la Nature".©
2011-01-22
Pendant ce temps là...
Il disparaît dans le monde chaque année depuis 15 ans : 80.000 km2 de forêt (sol...de tenant compte de la reforestation), soit la surface de l’Autriche. L’Amazonieen est la principale victime à 53 % avec la disparition de
42.510.000.000 m2 de couvert forestier par an, soit 1.350 m2 à chaque
seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes
les 7 secondes.
Par : Défendre les animaux et protéger la nature
L'agroécologie!
“L’agroécologie est pour nous bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du Vivant.” Pierre Rabhi
Ayant pour objet la relation harmonieuse entre l’humain et la nature, l’agroécologie est à la fois une éthique de vie et une pratique agricole.
Elle considère le respect de la terre nourricière et la souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires comme les bases essentielles à toute société équilibrée et durable.
Approche globale, elle inspire toutes les sphères de l’organisation sociale : agriculture, éducation, santé, économie, aménagement du territoire…
Adaptable à tous les biotopes, au Nord comme au Sud, et accessible à tous, l’agroécologie présente des avantages à tous les niveaux :
Des avantages écologiques :
- fertilisation organique des sols,
- optimisation de l’usage de l’eau,
- respect et sauvegarde de la biodiversité,
- lutte contre la désertification et l’érosionDes avantages économiques :
- alternative peu coûteuse, économie du coût des intrants et du transport,
- relocalisation de l’économie par la valorisation des ressources locales, etc.
Des avantages sociaux et sanitaires :
- production d’une alimentation de qualité, garante de bonne santé,
- autonomie alimentaire des individus et stabilisation des populations sur leurs terres,
- revalorisation de la place des paysans dans les sociétés,
- création et renforcement des liens sociaux.…
-->© http://www.terre-humanisme.org/
Paris japonica
Une plante, d'origine japonaise, qui possède 50 fois plus d’ADN que l’homme, c’est ce qu’ont découvert des scientifiques britanniques. Cette plante qui pousse au Japon, la Paris Japonica, détient désormais le record du plus grand génome jamais découvert pour un être eucaryote - dont les cellules sont dotées d’un noyau. Selon ces recherches, qui viennent d’être publiées dans leBotanical journal of the Linnean society, il s’agit du plus gros génome connu. Mais à quoi ça sert d’avoir tant d’ADN ?
Qu’est-ce que la taille d’un génome ? Notre patrimoine génétique, comme celui de la plante en question et de bien d’autres êtres vivants, est contenu dans le noyau des cellules qui nous composent. La “taille du génome“, selon l’expression consacrée, correspond à la quantité d’ADN contenue dans ce noyau.
Pour mesurer un génome les scientifiques déterminent la masse de l’ADN. En l’occurrence, la technique utilisée s’appelle la cytometrie en flux. Puis ils en déduisent le nombre de paires de bases qui composent cet ADN. Ce nombre de paires de base s’appelle le valeur C, ou plus communément, la C-value, en anglais.
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Licence de l’article : Contacter l’auteur
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Intro au Developpement durable
Le Développement Durable
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle planétaire bien évidemment.
Ce concept dégage de vastes problématiques dans tous les domaines qui touchent à l'interaction des sociétés humaines dans leur cadre de vie : développement humain, environnement et risques, économie, dépendances et solidarité pour reprendre les thèmes abordés par Anne-Marie Sacquet dans son Atlas mondial du développement durable.
Le développement durable est une alternative inéluctable à notre mode de développement actuel qui épuise les ressources naturelles, creuse les écarts de richesse et ampute l'avenir des générations actuelles et futures.
C'est un projet sans précédent pour l'humanité : il s'agit d'assurer l'avenir de nos civilisations sur une planète dont les ressources sont limitées.
Un développement durable repose sur trois piliers principaux : social, environnemental et économique
L'agriculture phytosanitaire....
Premier du genre, un procès laisse entrevoir ce mois-ci la possibilité d’établir une jurisprudence, laquelle offrirait un moyen de recours à tous les riverains vivant à proximité de ce type de champs de cultures intensives dopées de toutes sortes d’intrants chimiques, dont de redoutables pesticides. Au-delà, il conviendrait d’en arriver à pouvoir engager des poursuites contre tout utilisateur de biocides dont la nocivité ne fait plus aucun doute, y compris sur notre alimentation, le moindre principe de précaution n’étant jamais requis et l’espoir de voir ces substances interdites étant rendu illusoire par la seule mainmise des sociétés phytosanitaires sur les milieux économique et politique.
Des particuliers portent plainte contre des pulvérisations de pesticides
C’est en 2008 dans le Limousin que des particuliers contactent l’association Générations futures pour les aider à se défendre en justice contre des arboriculteurs voisins pratiquant des traitements de biocides à proximité de maisons d’habitations. Fin 2009, les autorités sont saisies d’une plainte dénonçant plusieurs pomiculteurs pour des pratiques agricoles constitutives d'infractions selon l’arrêté de 2006. Il s’agit du non-respect des conditions d'épandage de pesticides s’appliquant dans le cas présent aux conditions météorologiques à observer, les relevés météo attestant qu’au moment des épandages le vent était supérieur à 3 sur l’échelle de Beaufort. La première instance aura lieu ce mois-ci au Tribunal de Brive.Alors que d’innombrables maladies environnementales alimentent régulièrement la chronique et que bon nombre de médecins, de nutritionnistes, d’agronomes et de scientifiques indépendants nous informent tant de la contamination des sols et des eaux, que de la dangerosité croissante des produits agricoles, le caractère à la fois exceptionnel et anecdotique d’un tel recours en justice ne peut que nous interpeller.
Que la peste soit des pesticides et des pesticidaires !
« On arrête les gangsters, on tire sur les auteurs de hold-up, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ? » écrivait en 1963 Roger Heim préfaçant la traduction française de l'ouvrage de Rachel Carson Le Printemps silencieux. « Nous ne faisons plus de la culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. » déclare aujourd’hui l’agronome dissident Claude Bourguigon. « Savez-vous qu’il y a des pesticides dans la rosée du matin sur les fleurs ? » écrivaient Fabrice Nicolino et François Veillerette dans leur livre Pesticides : Révélations sur un scandale français.Des pesticides dans la rosée matinale sur les fleurs ? Et dans l’eau de pluie de toutes les villes, dans les sources, les cours d’eau, les nappes les plus profondes… Et dans les sols, dans toute notre alimentation, jusque dans notre pain quotidien devenu exécrable. Il y a des pesticides dans le sang des nouveau-nés, dans le lait maternel, dans la graisse de nos corps. Il y en a même dans l'air intérieur de nos maisons ! Les pesticides sont partout, et leurs molécules s'attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants.
Empoisonnement de l'humanité et des animaux domestiques par l’emploi irraisonné de milliers de pesticides, dont nombre sont mortifères à plus ou moins long terme, avec comme seul objectif un enrichissement de l’élite et une mise sous tutelle budgétaire du monde paysan (25 000 suicides de cultivateurs surendettés en Inde) ; contamination de la biodiversité alimentaire ; alimentation non seulement nulle parce qu’exempte de substances nutritives, mais aussi de grande dangerosité ; mort biologique des sols des grandes contrées fertiles dont 30% sont fatigués ou exténués… Depuis donc une soixantaine d’années, les gouvernements de tous les pays et de toutes les tendances mentent comme des arracheurs de dents et sont complices des transnationales de l’agrochimie, en promouvant une agriculture industrielle hautement toxique, saccageant les valeurs basiques de la planète, exposant la salubrité publique aux pires conséquences, répandant mort et dégénérescence chez les populations. Les enfants d’agriculteurs présentent deux fois plus de malformations génitales que les autres, mais on nous dit que le cause à effet n’est pas prouvé alors qu’un cocktail de quelque 100 000 molécules de synthèses sont baladeuses dans les sols, les eaux et les airs agricoles. Ce qu’il y a de tout à fait diabolique dans la démarche économique des groupes chimiques, c’est que de leur grand chaudron de sorcière sortent aussi les médicaments soi-disant aptes à guérir des maladies et des cancers qu’ils nous inoculent froidement.
Un pesticide, ou biocide, est une substance capable de contrôler, d’attirer, de repousser ou de détruire des organismes vivants considérés comme nuisibles ou de s'opposer à leur développement. On en distingue trois catégories génériques : les insecticides, les herbicides et les fongicides. Il existe des pesticides de contact, qui agissent sur un point précis de l’organisme, et des pesticides systémiques, qui se propagent intrinsèquement. D’innombrables données, pour la plupart assez récentes et sujettes à contestations de la part des secteurs intéressés, suggèrent que les agriculteurs développent plus de cancers spécifiques que la moyenne des gens, et donc qu’il existe un lien réel entre les pesticides et l’apparition de certains cancers environnementaux. Les types de cancers suspectés sont de types hémopathies malignes (leucémies, lymphomes malins, myélomes), cancers cérébraux, cancers cutanés, sarcomes des tissus mous, cancer de l’estomac, cancer de la prostate, du testicule et de l’ovaire et cancer des lèvres. On a également répertorié 47 pesticides perturbateurs du système hormonal, soupçonnés d’agir comme modulateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils peuvent mimer le comportement des hormones. Ils seraient associés au développement des cancers du sein, de la prostate, des testicules et à l’endométriose. L’effet cancérigène des biocides chimiques est lié à la manipulation (main d’œuvre), à la consommation (consommateurs des fruits et légumes chargés en résidus) et à l’environnement (respiration, notamment dans les zones agricoles d’épandages récurrents). Comme on le sait, c’est aussi la dose qui fait le poison. Dans les exploitations de maraîchage intensif, les quotas sont toujours dépassés.
L'agriculture occidentale moderne est une agriculture hors-sol produisant des aliments-poisons. C'est une agriculture militarisée ou terroriste, comme on voudra, qui bombarde le sol de tout un arsenal de produits toxiques. 96 % de nos cours d'eaux et 61 % de nos nappes phréatiques sont pollués par un cortège délétère de 230 pesticides, avec comme molécule prééminente l'atrazine, remarquable génératrice de cancers (du sein et des ovaires), de maladies cardiovasculaires, de dégénérescences musculaires, de lésions des poumons et des reins.
Le recours aux produits chimiques pour la protection des cultures date en Europe du XIXe siècle, avec l’utilisation viticole du soufre, puis des sels de cuivre comme fongicides en 1885, et enfin de l’irruption du sulfate de fer en qualité d’herbicide et des premiers insecticides. Depuis, tous les efforts ont été investis en faveur d’une lutte sans répit pour contrer l’incidence des adventices, vaincre les maladies et les effets de toute concurrence pourtant aussi loyale que biologique, et que nous nommons ravageurs. Depuis la prise de conscience des années 1970, la filière phytosanitaire nous fait accroire à la légitime tendance vers des substances au profil toxique moindre et d’un impact moins brutal sur l’environnement. Au su des chiffres relatifs aux cancers environnementaux et d’une marginalisation forcenée et élitaire de l’agriculture biologique, force est de constater qu’il n’en est rien.
La France est un des plus gros consommateurs de pesticides au monde, avec 100 000 tonnes à l’année pour ses 660 000 exploitations agricoles. Un Français ingère chaque année le chiffre fantastique de 1,5 kilogramme de pesticides divers. Nos migraines spontanées et récurrentes ont une explication, comme nos coups de stress ou d’apathie. Le cancer est un plat courant, on nous le sert au quotidien. Les maladies dégénératives connaissent une hausse vertigineuse.
Preuve que l’agrochimie est redoutable : l’agriculture est le secteur professionnel le plus touché par les maladies liées à l’usage des produits toxiques. Les épidémiologistes ont montré que les personnes âgées ayant été exposées aux biocides ont 5,6 fois plus de risques de développer la maladie de Parkinson et 2,3 fois plus la maladie d’Alzheimer. Enfin, c’est au sein du monde agricole que l’on observe un taux anormalement élevé de tumeurs cérébrales, de cancers des ganglions et de la prostate, et de leucémies. Et j’ai préalablement parlé du taux anormal de naissances avec déformations génitales chez les agriculteurs.
Que ce soit par la faute des nitrates ou des pesticides, disposer d’une eau de qualité n’est plus un droit citoyen. Certains secteurs, soutenus par les gouvernements, ont délibérément dégradé les eaux de surface et souterraines. 75% des eaux françaises sont ainsi contaminées et seront inaptes à satisfaire l’objectif fixé pour 2015 par la Directive européenne quant au bon état des eaux. Quant au tissu terrestre, 80% du Vivant étant concentré sur les trente premiers centimètres d’épaisseur du sol, la mort biologique de ce dernier est chose accomplie dans toutes les contrées où sévit une telle agriculture.
En dépit du combat d’un trop petit nombre de consommateurs lucides, peu soutenus, peu écoutés et même raillés par les intoxiqués potentiels, bien moindre que celui qui su faire reculer le tabagisme, les quantités mises en œuvre par les exploitants agricoles n’ont pas sensiblement baissé. 5% des fruits et légumes vendus en Europe présentent encore des valeurs résiduelles en biocides supérieures aux plafonds autorisés. La commission de l’Union européenne conteste l'existence d'un lien de causalité entre l'usage de pesticides et l'apparition de certaines maladies, position évidemment confortée par l'Association européenne de la protection des plantes (ECPA), laquelle regroupe 80% des producteurs de pesticides de l'Union européenne (Bayer, Monsanto, BASF, DuPont de Nemours...).
Le marché national des produits de protection des plantes est dominé par les fongicides : entre 50 et 60% du total, notamment employés dans l’arboriculture, la viticulture et la céréaliculture. La seconde catégorie des substances phytosanitaires utilisées est constituée des herbicides, avec 28 à 37% du tonnage des produits actifs employés. Systématiquement désherbées chimiquement, ce sont les unités de céréales et de maïs qui en absorbent la majeure partie. Viennent enfin les insecticides (et acaricides) qui ne représentent que quelque 5% de l’ensemble, avec les aléas annuels causés par les fluctuations des attaques. Les oranges, les citrons, les mandarines, les pêches et les fraises outrepassent toujours les normes admises, déjà très généreuses. Les autres aliments frais les plus contaminés sont les concombres et les salades. Par suite des modifications apportées au blé et à toutes les céréales, notre bon pain quotidien est aussi devenu un vrai poison.
En Picardie, les poiriers reçoivent jusqu’à 27 traitements à l’année ! Les cerisiers reçoivent chaque saison entre dix et quarante traitements de pesticides ! Voici, en vrac, la chimie qui leur est le plus souvent associée : fongicide, pesticides, hormones, azote, phosphore, potassium, tétrachlorure de carbone, bisulfite de carbone, chlopyriphosméthyle, chlorure de nitrosyle, acide ascorbique, silicate de calcium, permanganate de potassium, hydrox toluène de butyle, antioxydants (ascorbate de sodium, alpha-tocophérol de synthèse, butylhydroxytoluène ou éthoxyquine...), émulsifiants (alginate de calcium, alginate de propylène-glycol ou polyéthylène glycol), conservateurs (acide formique), colorants (capsanthéine), agents liants (lignosulfate, stéarate de sodium), appétant (glutamate de sodium), antibiotiques et anticoccidiens, agents actifs de surface (acide cholique), antibiotiques (flavophospholipol, monensin sodium...). Avant d’être commercialisées, les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium. Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, avant d’être raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Quant aux engrais, des 20 à 30 kilogrammes d’azote à l’hectare préconisés, ils ont atteint tranquillement 250 kilogrammes sur des parcelles de plus en plus vastes, sans relief et démunies de haies.
En tôle les paysans-voyous !
Première chaîne de télévision, 30 juillet 1972, 20h, le speaker Philippe Gildas parle du 1er Congrès international de la défense de la Nature, tenu à Fleurance (Gers), dont le maire est alors l'illustre Mességué. Un des participants à ce congrès, agriculteur dans le Gers, est présenté aux téléspectateurs et déclare : « J'ai autrefois craché le sang à la suite de traitements chimiques avec lesquels j’empoisonnais moi-même les autres…. Tout le monde sait que les produits phytosanitaires sont cancérigènes ».Allez savoir pourquoi la Ligue contre le cancer suggère comme recommandation préventive de consommer chaque jour et dès le plus jeune âge 5 fruits et 5 légumes en se gardant bien de conseiller leur traçabilité bio et donc en privilégiant la filière intensive traditionnelle ? Pour qui roule ce type d’ONG ?
L’agro-productivisme peut être assimilé à une forme de terrorisme. Et ce n’est pas parce que certains agriculteurs sont des kamikazes qu’il faut avoir pitié et accepter qu’ils nous contaminent. Il conviendrait désormais de mettre ces gens et leurs dealers de substances hors d’état de nuire. Ce devrait déjà être le cas, par exemple, des exploitants sans foi ni loi des 40 000 hectares d’agriculture surintensive sous plastique d’Almeria (Espagne) exportant à l’année trois millions des tonnes de fruits et des légume pestiférés, souvent chargés d'isophenphos méthyl sur des terres dont les nappes sont encore gavées d’atrazine ; des producteurs de fraises espagnoles transgéniques et bourrées de fongicides ; des cultivateurs de bananes de la Martinique et de la Guadeloupe recourant jusqu’en 2003 au chlordécone, un insecticide organochloré de la famille du DDT pourtant interdit en France dès 1990, ayant pollué les sols et les eaux et provoquant cancer du foie, malformations et stérilité (délétion de la spermatogenèse) à l’homme et aux animaux. Mais ces délits contre la santé publique jouissent de la totale immunité qui caractérise l’attitude capitaliste laxiste à l’endroit de toute industrie, et spécialement celles chimiques et pharmaceutiques.
La réinvention du bio
Nous pourrions, tout de même, nous interroger sur une scandaleuse inversion des valeurs. Pourquoi en sommes-nous arrivés à ce que le bio, c'est-à-dire le naturel, le bon, le salutaire, le « normal » nous soit proposé comme le rare, l’exceptionnel, l’inaccessible, le hors de prix ? Une amnésie citoyenne, ajoutée à un décervelage médiatique, doux ingrédients de nos démocraties, nous permettent d’accepter un des plus criminels détournements, opéré par le système au fil de décennies de fieffés intérêts agrochimiques. C’est ainsi que la merde létale offerte comme plat courant nous semble légitime et qu’il nous paraît parfaitement logique qu’une saine nourriture soit taxée d’un bonus. Tout un chacun est depuis belle lurette rompu, non seulement à la fadeur et à la médiocre qualité d’un fruit ou d’un légume, mais aussi à la dangerosité révélée de sa consommation. La pomme du Paradis perdu et celle de la sorcière de Blanche Neige ont peut-être leur rôle à jouer dans l’inconscient de cette conception. Alors, au royaume des obèses obsédés par l’anorexie, on courbe l’échine et on se bâfre. Et on se dit qu’il faut avoir les moyens pour manger sain, qu’il faut aller faire ses courses on ne sait où pour ne pas se faire avoir, que c’est un privilège de retrouver le goût de la tomate, la saveur de la pêche, qu’il est normal qu’un fruit acheté le midi soit pourri (ou vomi) le soir.Auteur
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